Dimanche, Juin 25, 2017

Persons with disabilities

Journée Internationale des personnes handicapées 2012

 

Theme: Removing barriers to create an inclusive and accessible society for all

Over one billion people, or approximately 15 per cent of the world’s population, live with some form of disability.

Persons with disabilities, “the world’s largest minority”, often face barriers to participation in all aspects of society. Barriers can take a variety of forms, including those relating to the physical environment or to information and communications technology (ICT), or those resulting from legislation or policy, or from societal attitudes or discrimination. The result is that persons with disabilities do not have equal access to society or services, including education, employment, health care, transportation, political participation or justice.

Evidence and experience shows that when barriers to their inclusion are removed and persons with disabilities are empowered to participate fully in societal life, their entire community benefits. Barriers faced by persons with disabilities are, therefore, a detriment to society as a whole, and accessibility is necessary to achieve progress and development for all.

The Convention on the Rights of Persons with Disabilities (CRPD) recognizes that the existence of barriers constitutes a central component of disability. Under the Convention, disability is an evolving concept that “results from the interaction between persons with impairments and attitudinal and environmental barriers that hinder their full and effective participation in society on an equal basis with others.”

Accessibility and inclusion of persons with disabilities are fundamental rights recognized by the CRPD and are not only objectives, but also pre-requisites for the enjoyment of other rights. The CRPD (Article 9, accessibility) seeks to enable persons with disabilities to live independently and participate fully in all aspects of life and development. It calls upon States Parties to take appropriate measures to ensure that persons with disabilities have access to all aspects of society, on an equal basis with others, as well as to identify and eliminate obstacles and barriers to accessibility.

In spite of this, in many parts of the world today, lack of awareness and understanding of accessibility as a cross-cutting development issue remains an obstacle to the achievement of progress and development through the Millennium Development Goals, as well as other internationally agreed outcomes for all.

The commemoration of International Day of Persons with Disabilities in 2012 provides an opportunity to address this exclusion by focusing on promoting accessibility and removing all types of barriers in society.



Journée Internationale des personnes handicapées 2011

 

Message du Secrétaire général pour la Journée internationale des personnes handicapées 2011

« Bâtir ensemble un monde meilleur pour tous : associer les personnes handicapées au développement »

Il y a 30 ans, l’ONU observait pour la première fois la Journée internationale des personnes handicapées, qui avait pour thème la pleine participation et l’égalité. Des progrès remarquables ont été faits au cours des trois décennies écoulées, tant en ce qui concerne la sensibilisation aux droits des personnes handicapées que la consolidation du cadre normatif international visant à faire appliquer ces droits – du Programme d’action mondial de 1982 à la Convention de 2006 relative aux droits des personnes handicapées.

De plus en plus de pays s’emploient à protéger et à promouvoir les droits des personnes handicapées, mais les problèmes demeurent néanmoins nombreux. En effet, le nombre de pauvres et de défavorisés est plus élevé parmi les personnes handicapées, qui risquent deux fois plus que les autres de ne pas recevoir les soins de santé dont elles ont besoin. Dans certains pays, leur taux d’emploi représente seulement un tiers de celui de l’ensemble de la population. Dans les pays en développement, on constate un écart de 10 à 60 % entre le taux de scolarisation des enfants handicapés et celui des autres enfants dans le primaire.

Cette exclusion sous de multiples formes a un coût élevé, non seulement pour les personnes handicapées mais aussi pour le reste de la société. Cette année, la Journée internationale des personnes handicapées vient nous rappeler que le développement, pour être durable, doit être équitable, accessible à tous et favoriser l’intégration. Il importe donc d’associer les personnes handicapées à toutes les étapes des processus de développement, de la conception au suivi et à l’évaluation.

La lutte contre les attitudes négatives, l’insuffisance des services, les difficultés d’accès et autres barrières sociales, économiques et culturelles profitera à la société tout entière.

À l’occasion de cette journée, j’invite les gouvernements, la société civile et tout un chacun, partout dans le monde, à œuvrer en faveur et aux côtés des personnes handicapées, dans la perspective d’un développement qui n’exclue personne et qui soit viable et équitable à l’échelle du monde.


 


 

Zéro Tolérance contre la discrimination basée sur le handicap

« Les personnes handicapées sont souvent confrontées à la discrimination, l’exclusion, l’isolement ainsi que des abus. La discrimination à leur encontre est très répandue aux travers des frontières géographiques et affecte les personnes dans toutes les sphères de la vie et dans tous les secteurs de la société » Maarit Kohonen Sheriff

 

 

Yaoundé 26/11/2010 – Il est établi qu’un tiers, soit 650 millions des personnes (10%) de la population mondiale vivent avec un handicap. Plus de deux-tiers vivent dans le pays en développement. Les personnes handicapées ne bénéficient pas toujours d’une éducation et d’une formation professionnelle appropriées pour accéder au marché de l’emploi. Seuls 2% des enfants handicapées de pays en développement ont accès à l’éducation ou bénéficient de services adaptés à leurs besoins. Ces chiffres montrent un taux de discrimination très élevés qui mérite une action forte et concerté.

 

C’est dans cette optique que la Convention des Nations Unies relatives aux droits des personnes handicapées a été adoptée le 13 décembre 2006 et ouverte à la signature le 30 mars 2007. Elle est entrée en vigueur le 3 mai 2008. Les pays qui adhèrent à la Convention s’engagent à élaborer et à mettre en place des politiques, des lois et des mesures administratives visant à garantir les droits reconnus par la Convention et à abolir les lois, règlements, coutumes et pratiques qui sont source de discrimination (article 4).
En effet, et selon Maarit Kohonen Sheriff, Représentante régionale pour l’Afrique centrale du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, « la Convention représente une mutation dans la manière de considérer le handicap, passant d’un modèle dans lequel les personnes handicapées sont considérées comme objets de traitement médical, de charité ou de protection sociale à un modèle dans lequel elles sont reconnues comme sujets de droits fondamentaux, prenant part aux décisions qui les concernent et à même de faire valoir leurs droits dans la société ». Dans la sous-région d’Afrique centrale, bien que les législations nationales soient revues pour prendre en compte la promotion et la protection des personnes handicapées, le taux de ratification de la convention reste trop bas. Seul le Gabon l’a déjà signé et ratifie.

 

C’est pour cette raison que le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale en collaboration avec Sightsavers Internationale et le Ministère Camerounais des Affaires Sociales, ont organisé un séminaire sous régionale de formation et de plaidoyer sur la Convention visant à encourager les gouvernements de la sous-région notamment du Cameroun, de la Guinée Equatoriale et de la République du Congo à joindre la liste des pays qui ont déjà ratifiés cette Convention. Compte tenu de l’importance que revêt cette instrument pour la promotion et la protection des droits des personnes handicapées et son rôle dans l’atteinte des Objectives du Millénaire pour le Développement, il se revêt nécessaire pour toutes les institutions étatiques et principalement celles qui sont impliquées dans la promotion et la protection des droits des personnes handicapées, les organisations de la société civile en particulier les organisations des personnes handicapées, de renforcer leur capacités en vue d’accompagner les états vers la ratifications et la mise en œuvre de la convention. Depuis son ouverture pour signature et ratification, on enregistre à la date d’aujourd’hui 147 signatures contre 95 ratifications. Au niveau des efforts fournis par les pays de la sous-région en vue de prendre en compte les droits des personnes handicapées dans les législations nationaux, il faut noter l’adoption par la République du Cameroun de la loi no. 2010/002 du 13 avril 2010 portant la promotion et protection des personnes handicapées. Cette loi qui vient combler les déficits de celui de 2003 prévoit entre autre les sanctions pénales contre les personnes coupables d’abus. Elle s’étale sur les 3A : Assistance, Accompagnement et Autonomisation pour garantir un climat d’égalité des chances pour les personnes handicapées. Des mesures ont également été prises pour assurer la formation professionnelle des personnes handicapées notamment à travers des accords de partenariat entre le Ministère Camerounais des Affaires sociales et des institutions comme l’Institut Africaine d’Informatique, Bulu Blind Centre à Buea et la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale. A partir de cette année, le gouvernement camerounais entend également renforcer la prise en compte de l’approche basée sur le handicap dans les programmes et politique sectorielles.

 

D’autres pays ont certainement fait des avancés dans la prise en compte des droits des personnes handicapées dans leur législations nationaux et la ratification et la mise en œuvre effective de la convention y relative marquera un grand pas vers l’intégration totale des personnes handicapées.

 

Interview

« C’est souvent la mise en œuvre qui fait défaut » Aida Sarr

 

Représentant le Secrétariat de la Décennie Africaine des Personnes Handicapées (SDAPH) au séminaire sous régional de formation et de plaidoyer sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, Madame Aida Sarr –Directrice de programme et de Communication de ladite structure parle de véritables défis des personnes handicapées en Afrique. Dans l’entretien ci-dessus, elle évoque la nécessité de mettre effectivement en œuvre les dispositions de la convention, car seul la ratification ne suffit pas.

 

Quels sont les différents types de discriminations auxquelles les personnes handicapées sont confrontés ?

 

Les types des discriminations sont multiples. On peut parler des obstacles en termes d’accessibilité des édifices publics et des attitudes négative envers ces personnes handicapées parce qu’elles sont diffèrent, on ne peut pas les intégrées dans la société de par leur différence. C’est inacceptable l’usage des terminologies comme ‘incapacité’ qui ne colle pas du tout à l’image même de la personne parce qu’il faut mettre la personne à l’avant et pas son handicap, comme par exemple une personne handicapée, une femme aveugle etc. Voilà quelques exemples des discriminations auxquels les personnes handicapées sont confrontés.

 

Quels selon vous sont les actions qui peuvent contribuer à redresser ces attitude discriminatoire contre les personnes handicapées ?

 

Il faut une campagne d’information sur la question de handicap car le grand public doit prendre connaissance. Le handicap ! de quoi s’agit-il, qu’est-ce qu’il fait qu’une personne soit handicapée et pour ce qui est des gouvernements surtout dans le contexte Africaine, il faut qu’ils soient sensibilisés. Les attitudes négatives, dirait-je, sont plutôt dû à l’ignorance. Ce n’est pas parce que les états non pas envie de mettre en œuvre les politiques et programmes ou non pas envie d’impliquer les personnes handicapées dans les processus de mise en œuvre des politiques et programmes relative au handicap. Mais c’est parce que tout simplement il revient à la société civile et a l’ensemble de la société plutôt de mener des actions de plaidoyer très forte. Aujourd’hui nous avons la convention relative aux droits des personnes handicapées que je trouve complète et sur laquelle nous devrons s’appuyer pour mener des actions de plaidoyer en vue d’un changement positif.

 

Vous avez parlé de la convention relative aux droits des personnes handicapées, a-t-elle un impact réelle sur la situation de personnes handicapées ?

 

Bien entendu, parce que les personnes handicapées elles même sont conscient qu’il existe un instrument légal pour défendre leur droits. Cette prise de conscience est déjà un impact positif, car c’est seulement quand on prend conscience qu’on peut mieux défendre ou revendiquer ces droits. Je pense même qu’on peut déjà mesurer l’impact de cette convention par rapport à la sensibilisation. Vous savez quand on parle des personnes handicapées aujourd’hui, on pense de facto a la discrimination : discrimination comme obstacle, comme barrière a la réalisation effective de leurs droits. Au regard des mesures entrepris par des gouvernements et la communauté internationale en vue de promouvoir les droits des personnes handicapées, je dirai que la convention a fortement contribuer à une prise de conscience générale. C’est pour cette raison que je trouve le séminaire de Yaoundé comme cadre idéal pour faire avancer le plaidoyer déjà mener auprès des états pour la ratification et la mise en œuvre effective de cette convention. La composition même des participants est bien cibler : les représentants des gouvernements, les organisations de la société civile et les organisations des personnes handicapées. C’est pour moi un cadre idéal pour former une coalition et pourquoi pas élaborer et adopté un plan d’action qui va permettre justement d’encourager d’autre pays non seulement à ratifier la convention, mais aussi à assurer sa mise en œuvre effective car vous conviendrez avec moi que c’est souvent la mise en œuvre qui fait défaut. Il faut aussi penser aux mécanismes de suivi de la mise en œuvre de cette convention.

 

Allocution de Madame Maarit Kohonen Sheriff à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du séminaire sous régional de formation et de plaidoyer sur la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées - Yaoundé, 23 novembre 2010

 

Liste des documents de travail du séminaire CRPD