Samedi, Juin 24, 2017

La protection des droits civils et politiques dans les processus électoraux en Afrique Centrale au centre d’une consultation de haut niveau

La protection des droits civils et politiques dans les processus électoraux en Afrique Centrale au centre d’une consultation de haut niveau.DOUALA (Cameroun), 13 octobre 2016

Le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale (CNUDHD-AC), a organisé une Consultation sous régionale sur la protection des droits civils et politiques dans les processus électoraux en Afrique Centrale, à Douala, du 11 au 13 octobre 2016. L’organisation de cette activité a bénéficié de la collaboration de l’Organisation Internationale de la Francophonie, du Bureau des Nations Unies pour l'Afrique Centrale (UNOCA) et de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC).

Cette Consultation est organisée dans le contexte d’un cycle électoral marqué par la tenue de plusieurs élections locales, législatives et présidentielles dans la plupart des Etats de la sous-région d’Afrique Centrale, parfois émaillées de violences. C’est ainsi que Monsieur Ahowanou Agbessi, Directeur du CNUDHD-AC et Représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les droits de l’homme en Afrique Centrale a posé le constat selon lequel : «Les périodes électorales, dans certains pays africains, sont des moments de crises graves caractérisées par la peur et l’incertitude voire des violations des droits civils et politiques».

Une trentaine de représentants des organes de gestion des élections et de la régulation des médias ; d’institutions nationales des droits de l’homme et d’organisations de la société civile de pays d’Afrique centrale (Burundi, Cameroun, Congo, Guinée Equatoriale, Gabon, République centrafricaine et République démocratique du Congo) se sont réunis à Douala. Des représentants de bureaux du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (Burundi, République démocratique du Congo et Rwanda) et du corps diplomatique y ont également pris part notamment ceux de l’Union Européenne, la France, la Guinée Equatoriale et le Gabon.

La Consultation a permis de réfléchir sur les voies et moyens de prévenir les violences pendant les périodes électorales et à assurer la protection des droits civils et politiques avant, pendant et après les élections. En outre, les participants ont examiné le cadre normatif et institutionnel portant sur les droits civils et politiques et les amendements constitutionnels en vertu de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG) ; la gestion du contentieux électoral ; les rôles et responsabilités des principaux acteurs dans les processus électoraux, y compris les forces de défense et de sécurité, les médias et les institutions nationales des droits de l’homme dans la surveillance des atteintes aux droits de l’homme.

La Consultation a occasionné un partage d’expériences et de pratiques nationales visant à encourager la participation et l’inclusion des personnes appartenant aux groupes généralement marginalisés (femmes, personnes handicapées et populations autochtones).

A l’issue des travaux, les participants ont identifié des actions visant à prévenir les violences électorales et à assurer la protection des droits de l’homme dans le processus électoral notamment par l’implication significative des leaders des partis politiques ; l’encadrement des forces de l’ordre impliquées dans la gestion des manifestations ; la mise en place d’un comité ad hoc d’éthique électorale neutre, représentatif et inclusif (pour moraliser la campagne électorale et assurer le monitoring et le contrôle du comportement des candidats et de leurs militants lors des élections), et l’implication des institutions nationales des droits de l’homme dans le processus de dialogue avec toutes les parties prenantes.