Le 4 mai 2026 à Yaoundé, le Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale (CNUDHD?AC), en collaboration avec la Cameroon Association of Media and Sports Journalists (CAMASEJ), a organisé un symposium sur le thème « Droits de l’homme et liberté de la presse », dans le cadre de la commémoration de la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Cette rencontre a rassemblé des journalistes, professionnels des médias, acteurs des droits humains, représentants de la société civile et partenaires institutionnels autour d’un objectif commun : analyser les défis actuels auxquels fait face la presse camerounaise et identifier des pistes concrètes pour renforcer la liberté d’informer dans le respect des droits humains.
Les échanges ont permis de mettre en lumière les préoccupations majeures exprimées par les professionnels des médias, notamment les questions de sécurité des journalistes, d’accès à l’information publique, ainsi que l’impact croissant de la désinformation et des discours de haine dans l’espace numérique. Plusieurs participants ont souligné que ces défis fragilisent non seulement le travail journalistique, mais aussi la confiance du public dans l’information.
« Une presse libre, mais aussi responsable et éthique, est un pilier fondamental de la démocratie et de la protection des droits humains », a rappelé Kiven Fonyuy du CNUDHD?AC lors des discussions.
Le symposium a également insisté sur le rôle stratégique du journalisme dans la prévention des conflits, la promotion de la paix et la redevabilité des institutions publiques. Les participants ont plaidé pour une approche du journalisme fondée sur les droits humains, encourageant la vérification des faits, la protection des sources et le respect de la dignité humaine.
Au terme des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées, notamment :
- le renforcement des mécanismes de protection des journalistes ;
- l’amélioration de l’accès à l’information publique ;
- la promotion de l’éducation aux médias et à l’information ;
- le renforcement de la collaboration entre médias, institutions publiques et acteurs des droits humains.
En clôture, les participants ont unanimement rappelé qu’investir dans la liberté de la presse, c’est investir dans la démocratie.